Partager l'article ! Les vendredis intellos # 2 : Dis, maman, pourquoi on peut pas dire merde ?: Soyons clairs, aujourd'h ...
Le Blog de Tayiam
Soyons clairs, aujourd'hui, ce sont les troisièmes vendredis intellos. Sauf que je n'ai pas participé la semaine dernière alors...
Pour revenir à mon article des 1ers vendredis intellos, j'ai cherché après le bouquin dont j'ai parlé. Je l'ai lu quand j'avais 15 ans, cela fait donc 12 ans... Et j'ai déménagé une bonne demi douzaine de fois depuis. Autant dire que je n'ai plus ce livre !
On pourrait croire que Google est toujours notre ami ! Que nenni ! Sur le coup, il m'a bien laissé tombée, le traitre ! Bref, je n'ai pas trouvé de trace sur le net de cette thèse qui m'avait tant marquée... :-s
Aujourd'hui, j'ai envie de faire un vendredi contre-intellos. J'ai acheté, il y a quelques mois, un livre qui promettait beaucoup. Son titre : "Dis maman, pourquoi on peut pas dire merde ?", de Joseph et Caroline Messinger.
Sa quatrième de couverture : " 'Putain, c'est géant', 't'es grave', 'J'hallucine', 'c'est pas d'ma faute'... Que cachent les expressions grossières ou non, qu'emploient régulièrement les enfants et les adolescents ?
Pour Joseph et Caroline Messinger, spécialistes du décryptage verbal, les formules stéréotypées et les grossièretés sont des bombes à retardement.
Reflets de l'estime que l'enfant se porte à lui-même, ces mots le dévalorisent et déterminent à terme son avenir affectif et professionnel.
Dis, maman, pourquoi on peut pas dire merde ? offre des outils concrets, efficaces et ludiques pour décoder les mots d'un enfant et d'un adolescent et leur enseigner l'art d'un langage respectueux de soi et des autres."
Je me suis plongée dans la lecture de ce bouquin qui me promettait de décoder mes propres erreurs de langage et de ne pas les
transmettre à mes enfants plus tard. En effet, je pense que le langage tant verbal que non verbal en dit plus sur nous que le contenu de notre propos.
Pourtant, dès l'introduction, je suis restée perplexe. On nous explique que lorsque l'enfant parle au conditionnel, il se prive de l'accès au rêve. Il voudrait bien mais ne peut pas vraiment. Bien sûr, on dit à l'enfant que c'est plus poli de parler au conditionnel : j'aimerais un jouet. Mais, en fait, on brime son enfant, on l'empêche de rêver et on l'empêche de construire son avenir...
Mouais, Je ne suis pas convaincue. Il est important de se conformer un minimum à la société dans laquelle on évolue. Si on n'apprend pas à ses enfants à parler correctement, il aura beaucoup du mal à s'intégrer. Quel enfant se fait bien voir en disant "Je veux un jouet et des bonbons! " ?
Le livre me paraît donc manquer quelque peu de nuance. Mais, je continue.
Mais la suite de ma lecture n'a fait que confirmer cette première impression. Aucune nuance. Tout dans l'excès. L'impression que l'on va faire rater la vie de son enfant si on le laisse dire les expressions les plus banales telles que "c'est celui qui dit qui est"...
On apprend ainsi qu'un enfant qui dit "on a (pas) le droit de" est un enfant légaliste qui ne réalisera pas grand chose et qui vivra avec des oeillères. Le seul point posiitf : il ne traversera pas sur le passage clouté. Ah bon ? Moi, j'ai été un enfant légaliste. J'ai pourtant traversé sur les passages cloutés et j'ai obtenu un diplôme de droit...
Bref, voilà un exemple de plus de l'effet néfaste des généralisations à outrance.
L'idée de départ était sympa. Cela aurait pu donner un bouquin génial plein d'astuces et de pistes de réflexions sur notre langage. Au lieu de ça, il s'agit d'une compilations de généralisations outrancières qui se veulent vérité générale. Comme si nous étions tous les mêmes.
En filigrane, l'impression d'être un mauvais parent (une fois de plus) si l'on n'apprend pas à parler correctement à son enfant,
l'impression de pouvoir faire rater la vie de son enfant.
Pourtant, j'ai l'impression que cela partait d'une bonne intention des auteurs. Dommage...
Ce blog vit grâce à vos commentaires. N'hésitez pas à vous exprimer ! :-)
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ouh … il a pas l,ai rgénial ce livre … ;)
je te le preterai si tu veux jeter un coup d'oeil pour te faire une opinion... :-)
Merci de ta contribution!!
Tu ne seras pas étonnée si je te dis que je suis un peu molle du bulbe ce soir pour commenter hyper pertinemment!!! ;)
Je peux juste te dire que chez les Déjantés, on s'amuse parfois à reformuler la même phrase dans différents registres de langue.. de l'argot au langage chatié... et on s'amuse bien!!!
Sinon quand l'anté-pré-ado est très fâché, et qu'il a envie de dire des gros mots.. je l'encourage à les écrire et puis à les jeter quand le mauvais moment sera terminé!!
Mais je ne sais pas trop si ces expérimentations valent quelque chose!!
Allez à lundi pour le débrief!!!
Moi aussi, j'aime jouer avec les mots. Croire que la vie d'un enfant va basculer du côté obscur parce qu'il utilise une expression "mauvaise", je trouve ça risible...
Pour les gros mots, les enfants savent que les parents n'aiment pas, cele ne les empêche pas de les utiliser. Je crois même que quelque part, ils en ont besoin... Une manière de s'opposer aux adultes, sans doute. Mais, c'est bien que tu les laisses les exprimer, car cela dé-tabouise le truc ! :-)
(Oui, j'aime inventer des mots aussi ! ^^)
encore un livre pour culpabiliser les parents. J'aime bien ton analyse.
Je trouve dommageable que ces spécialistes se contentent de donner des leçons et de damatiser les choses... faisons de notre mieux et de toute façon nous commettrons des erreurs...
Exactement ce que je pense ! :-)
tiens et les livres comment ne pas être une mère parfaite, ou père parfait … etc … ils valent quoi ? Je me suis toujours dit que c'était un bon titre, mais je me suis jamais intéressée à les lire … bon déjà je suis pas maman … je suis loin loin d'en être à cette étape dans ma vie … hihi Mais j,aimerais bien savoir ce que ça cache
Euh, aucune idée...
Le titre était alléchant, suite à ta description je passe mon tour de lecture ! J'vais juste essayer d'avoir un vocabulaire correct devant Jolie Bichette. Je vais user et abuser des "Punaise" et des "Cacatum" !
Bises
Mon père disait toujours "punaise". C'est bien la seul personne qui utilisait ce mot, d'ailleurs. J'ai ressenti beaucoup de nostalgie en le lisant dans ton commentaire. Merci pour ces souvenirs ! ;-)
Par contre, cacatum, je ne connaissais pas ! ^^
Cacatum c'est de moi ! Abréviation de la plus longue grossièreté : Merdum, cacatum crottum !
Je valide et j'adopte ! :-D