Pourquoi je suis grosse ?

Publié le par Tayiam

Pourquoi je suis grosse ?

 

Qu'est-ce que mes kilos m'apportent ?

 

Oh, cher lecteur, je t'arrête tout de suite : je ne prétends pas répondre à cette question. Je ne connais fichtre pas la réponse.

 

Mais, cette question me taraude depuis longtemps.

 

Je pourrais me contenter d'une réponse toute faite du style : "c'est parce que je mange trop". Mais, ce serait oublier que mes ingestion de nourriture cachent peut-être autre chose. On pourrait alors tester le "je me protège du monde extérieur, j'ai peur de séduire". Emballé, c'est pesé. Hop, on passe à autre chose.

 

Malheureusement, ce n'est pas si simple.

 

Mes kilos en trop, je les porte comme un fardeau depuis tellement d'années que je n'essaie même plus de compter. Tant de fois, j'ai entrepris de maigrir. Sans y arriver. Plus exactement sans jamais avoir LA motivation, celle qui te fait tenir des mois durant. Il manquait toujours un truc. Un je-ne-sais-quoi qui m'empêchait d'aller de l'avant.

 

Ce n'est pas faute d'avoir essayé de faire sans, pourtant. Parce que des régimes, j'en ai entrepris. Je crois que j'ai bien perdu plus de kilos que je n'en pèse aujourd'hui. Ce n'est pas peu dire.

 

Mais, invariablement, ils sont revenus, accompagnés de quelques potes pour faire bonne mesure. Z'avaient peur de s'ennuyer tout seuls, vous comprenez.

 

A force, ils ne peuvent plus prétendre qu'ils s'ennuient.

Parce qu'à force, c'est moi qu'ils ennnuient. Qu'ils agacent, même.

 

Je ne peux détacher mes yeux de ces kilos en trop, quand je me regarde dans le miroir.

 

Ils sont là, partout. Dans mes joues, dans mon cou, dans mes fossettes, sur mes épaules, sur mes bras, dans mes seins, dans mon ventre, dans mes fesses, dans mes hanches. Partout. Même dans mes orteils.

 

Tellement envie de m'en séparer et tellement incapable en même temps.

 

Qu'est-ce qui me retient ?

 

Pas le besoin de nourriture, je crois. Je crois que j'ai dépassé ce stade.Je n'ai plus besoin de manger pour me sentir bien. En tout cas plus suffisamment pour que je reste aussi grosse.

 

Mais, les choses sont telles : je reste grosse.

 

Je suis en train de soigner les raisons pour lesquelles je mange trop. J'apprends à ne plus manger pour gérer mes émotions. J'apprends à me nourrir et non plus à bouffer. Je soigne les causes externes de ma prise de poids.

 

Mais, je sens bien qu'il reste quelque chose. Une chose que je touche peut-être parfois du doigt mais que je n'arrive pas à définir. Cette chose qui fait que je me sens mieux grosse que mince.

 

Car, ne nous voilons pas la face. L'être humain cherche toujours la solution la plus confortable. Même inconsciemment, il se met toujours dans des situations qui lui sont plus confortables, même si à première vue, on pourrait croire l'inverse. On a tendance à chercher les choses qui nous sont familières, qui nous rassurent.

 

Mon poids ne fait sans doute pas exception à ce mécanisme. Il doit donc y avoir quelque chose de confortable dans ces kilos qui me pèsent. Et il ne s'agit pas juste du confort de manger n'importe nauak !

 

Parce qu'il n'y a rien de confortable à manger au-delà de sa faim, à en avoir mal à l'estomac. Il n'y a rien de confortable à supporter le regard moqueur de ceux qui estiment que tu manges trop au restaurant. Il n'y a rien de confortable à réfléchir à deux fois avant de manger un truc en public, en se décidant finalement à le manger en catimini caché dans les toilettes. Il n'y a rien de confortable à tout ça et à tout le reste que je n'écris pas.

Et mon plaisir de manger ne surpasse, malheureusement, pas ces inconforts-là. Ce qui ne m'empêche pas de trop manger quand même...

 

Peut-être un jour arriverais-je à mettre enfin le doigt sur l'essentiel ?

Et toi ? Tu en penses quoi de tout ça ?

Tu manges trop ? Pas assez ? Juste normalement ?

La bouffe, c'est un problème pour toi ?

 

Viens en discuter un peu, ici, qu'on mette nos neurones en commun et qu'on avance, ensemble, dans cet embrouillamini ! :-D

Publié dans Tayiam et ses humeurs

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Commenter cet article

Céline 05/02/2012 17:19


Ce n'est pas confortable de raser les murs, de ne plus marcher la tête haute dans la rue, mais de regarder le sol. Ce n'est pas confortable de se planquer pour bouffer, pour ne pas donner le
mauvais exemple à mes enfants. Ce n'est pas confortable de subir le regard des autres, le regard de celui qu'on aime alors qu'il nous a connu mince. Ce n'est pas confortable de se sentir
coupable de ne pas y arriver... Non ce n'est vraiment pas confortable...


Je me retrouve tellement dans ton billet...

Tayiam 06/02/2012 14:21



Je crois que c'est pour des commentaires comme le tien que j'écris ce blog, en fin de compte.


Merci à toi ! :)


 



calo 24/01/2012 11:06


J'ai lu ton article avec beaucoup d'intérêt :) Comme beaucoup, je ne "me sens pas bien" dans mon corps, comme toi j'ai opté pour la méthode Zermati. Hier en lisant ton article, j'ai beaucoup
réfléchi et je me suis rendue compte que moi je mangeais car j'avais peur d'avoir faim. Le chemin vers la sérénité est long mais je pense qu'il en vaut la peine :) Bon courage !

Tayiam 24/01/2012 11:37



Je crois aussi que ce chemin en vaut la peine.


Moi aussi, je mange par peur d'avoir faim. Mais, je crois que, pour moi, la faim ne signifie pas forcément la faim physique. Je crois comprendre qu'il y a une autre signification derrière. Ma
faim ne signifie pas que j'ai besoin de Kcalories, mais plutôt de réconfort. Car j'ai beau avoir peur d'avoir faim, voire avoir faim, je ne mange que certains aliments, ceux qui me contentent...


Encore beaucoup de chemin à parcourir, n'est-ce pas ?


Courage, courage, en tout cas. Et n'hésite pas à revenir par ici ! :)



Gabycoloc 18/01/2012 16:54


Je me sens mieux par rapport à lui mais moi ou lui par rapport aux autres, c'est pas encore ça. Bien sûr qu'elles se sont passés le mot … et elles nous l'ont transmis …

Tayiam 19/01/2012 09:35



Ah, les vilaines ! :p



Gabycoloc 18/01/2012 14:30


De nature timide, les moqueries ne m'ont clairement pas aidée, en plus j'ai toujour sété très originale dans ma façon de m'habiller … rien pour aider. Ça m'a juste davantage renfermée sur
moi-même à un point que je ne suis même aps capable d'être naturelle quand je rencontre un garçon. Je deviens agressive, partant du principe qu'il faut que je m'en méfie parce que forcément il se
fout de ma gueule… Parce que c'est ce que les gens faisaient… ils se moquaient de moi parce que peut aimer une grosse, un monstre comme moi ? Le scoutsime n'a pas du tout aidé, je ne revenais pas
plus mince des camp, vu ce qu'on dépendait, on devait manger bien plus …  C'est sûr que ça me maintenait en forme et quand j,ai arrêté : j'ai presque été éjectée à savoir, ben j,étais à
l'unif, c'es tlà que j'ai pris le plus gros de mon poids, le stress aidant bien et étant toujours surchargée, je n'avais jamais le temps de penser à moi ! Au final, je pense que je courrais dans
le mur, et heureusement je me suis adressée à une personne compètente avant le crash, maischachun réagit différemment aux moqueries. Ma mère commencçait les régimes en même temps que moi et
abandonnait bien avant … Résultat je le voyais tricher, cacher des chocolat, manger devant la tv, alors je faisais pareil.

Tayiam 18/01/2012 16:48



Pareil que toi, les moqueries m'ont surtout donner envie de me recroqueviller sur moi-même ! :-s


Pas glop.


 


Et le régime avec ta mère qui mange en cachette, j'ai connu ça aussi (elles avaient du se passer le mot, c'est pas possible ! ^^ Si ça se trouve, elles avaient fait leurs études ensembles et se
connaissaient).


QUoi qu'il en soit, je me sens beaucoup mieux par rapport à mon corps. Même s'il y a du progrès à faire... :-)



Darkteddy 17/01/2012 13:25


Etre gros, très enrobé durant l'enfance, la pré-adolescence, subir moqueries diverses mais tenaces jusqu'à n'en plus pouvoir... Voilà personellement ce qui m'a fait mincir!


Ma mère est monté dans le bateau  du régime avec moi, et nous sommes aller tout doucement, mais tout aussi surement. Petit à petit j'ai perdu pour n'être plus qu'un peu envellopé. 


Mais Petit à petit les habitudes se perdent et on reprend... 70... 75... 80... 85... STOP!


J'ai vu plus haut le scoutisme, je suis aussi passé par là mais j'en suis tombé amoureux et m'a beaucoup aidé. Déjà, parceque la vie au grand air ça consomme de l'énergie, donc on reveint de camp
avec 5 kilos de moisn et c'est toujours agréable :D. D'autre part car j'y ai trouvé ma place et des regards doux mais percants qui m'ont accepté comme j'étais.


Maintenant j'oscille, 75 l'été, 80 voir plus l'hiver, et cela depuis quelques années sans jamais réussir à réduire le phénomène, mais bon, on s'y fait :)


En tout cas ne perds pas courage! La réussite passe parfois par le compromis ;)


Teddy

Tayiam 18/01/2012 11:02



Ah, ben, tiens, moi, les moqueries, ça m'a enfoncé plus que ça ne m'a aidée. Comme quoi, on ne réagit vraiment pas tous du tout de la même manière ! ;-)


C'est bien d'avoir trouvé ton poids d'équilibre, en tout cas ! :-)


Et ça me semble normal de peser plus en hiver qu'en été...


Les compromis sont parfois durs à trouver, mais, ils sont, effectivement, esstentiels ! :)